Vendredi 1 février 2008
Je suis insomniaque, cela, c'est un fait. J'ai beau essayer mais une nouvelle fois le sommeil ne veut pas de moi. Tant pis pour lui. Mais en plus de
cela, je dois être quelque peu masochiste sur les bords...
Ce soir, pour m'endormir, j'ai voulu regarder un film... Après longue réflexion, j'ai décidé de regarder : Paris, je t'aime.
Je ne suis pas guérie. Mes blessure ne sont pas pansées, ou mal cicatrisées. Paris me manque. Ce film, il est pour moi tout ce que j'aime et tout ce que je hais. Paris, c'était mon premier coup de coeur amoureux. La ville lumière. Sa tour Eiffel scintillante, son métro bondé et ses touristes toute l'année. Paris, j'ai du la quitter. J'ai voulu regarder ce film et seules, sans me demander quoique ce soit, les larmes se sont mises à couler. D'abord Montmartre, puis le Marais, le quartier des Tuileries. C'en était trop, je l'ai arrêté. Ce film est magnifique, pour ce que j'en ai vu. De petites histoires de quartier, très joliment mises en scène. Mais il n'est pas pour moi. C'est comme une torture de revoir cette vie qui n'est plus mienne défiler sur mon écran.
Paris me manque toujours autant. Mes activités parisiennes me manquent. Parfois j'en ai assez. Assez de me taper des 10h de cours par jour pour un examen que je n'aurai de toutes les façons, pas cette année. Assez de jeter un oeil dehors et de m'aperçevoir que le ciel est toujours aussi gris. Assez de me dire qu'il est inutile de monter dans la voiture, parce que je n'ai aucun point de chute, et qu'en plus il fait un froid de loup.
Les gens sont bizarres ici. Ils ont un accent bizarre, des modes de vie bizarres, ils semblent heureux dans ce trou à rats. Je ne sais pas comment cela peut être possible. C'est navrant. Il ne se passe rien. Jamais. Il y a les amis, il y a la famille, heureusement. Cela ne m'explique pas comment ils sont heureux ici.
Moi, j'vivais toujours, des soirées parisiennes. J'avais mon speed quotidien, la course folle dès le matin, le métro, le bus, le boulot, l'appart' à nettoyer en rentrant, le repas, la douche... Et une bonne nuit de sommeil. Ici le réveil sonne et je glisse doucement de mon lit au petit déjeuner, du petit déjeuner à la douche. Puis à mes cours. Encore et toujours. Chaque jour pareil, chaque jour le même train-train. J'attends le midi avec impatience pour prendre connaissance du courrier. Puis l'après-midi passe entre cours et formalités administratives. J'ai mal. Je saigne encore. Ma rupture avec Paris n'a pas été digérée. Ou mal. Elle le sera sûrement bientôt.
Il va y avoir, enfin, du changement dans ce quotidien morose. Mon amour de futur pacsé est devenu Gendarme Mobile aujourd'hui. Il a réussi ses examens. Nous allons nous PACSER. Et habiter ensemble, enfin. Enfin mon manque sera comblé, enfin il sera présent au chaud dans le lit chaque soir à mes côtés. Enfin nous serons chez nous. Dans notre appartement, avec nos affaires. Rien qu'à nous. Notre petit nid d'amour. Nous avons demandé la région Lyonnaise. Une grande ville comme Lyon, un petit Paris, devrait m'aider dans le sevrage de la Parisian Attitude. Je serai chaque jour auprès de chéri, et nous allons adopter un poisson, je me sentirai moins seule lors des déplacements Outre-Mer.
Dans 3 semaines, je change de vie. On change de vie. Nous changeons de vie. Ma vie va désormais se conjuguer à la première personne du pluriel. Je suis heureuse. J'ai trouvé l'homme de ma vie, et nos projets vont se concrétiser. J'ai toujours un manque, au fond, bien au fond. Je ne me sens pas capable de retourner à Paris, pas pour le moment. Pour moi, Paris c'est chez moi, il est hors de question d'y aller en touriste.
Allez Maya, on met de côté et on investit dans l'immobilier ! Il le faut... J'en ai besoin. Avoir une propriété en région parisienne, c'est comme y être encore un peu chez soi. Je suis déprimante à mourir ce soir, mais heureuse. Pas contradictoire la fille. Je vais essayer de faire les yeux doux à Morphée, essayer de négocier quelques heures de sommeil. Je suis fatiguée.
Ce soir, pour m'endormir, j'ai voulu regarder un film... Après longue réflexion, j'ai décidé de regarder : Paris, je t'aime.
Je ne suis pas guérie. Mes blessure ne sont pas pansées, ou mal cicatrisées. Paris me manque. Ce film, il est pour moi tout ce que j'aime et tout ce que je hais. Paris, c'était mon premier coup de coeur amoureux. La ville lumière. Sa tour Eiffel scintillante, son métro bondé et ses touristes toute l'année. Paris, j'ai du la quitter. J'ai voulu regarder ce film et seules, sans me demander quoique ce soit, les larmes se sont mises à couler. D'abord Montmartre, puis le Marais, le quartier des Tuileries. C'en était trop, je l'ai arrêté. Ce film est magnifique, pour ce que j'en ai vu. De petites histoires de quartier, très joliment mises en scène. Mais il n'est pas pour moi. C'est comme une torture de revoir cette vie qui n'est plus mienne défiler sur mon écran.
Paris me manque toujours autant. Mes activités parisiennes me manquent. Parfois j'en ai assez. Assez de me taper des 10h de cours par jour pour un examen que je n'aurai de toutes les façons, pas cette année. Assez de jeter un oeil dehors et de m'aperçevoir que le ciel est toujours aussi gris. Assez de me dire qu'il est inutile de monter dans la voiture, parce que je n'ai aucun point de chute, et qu'en plus il fait un froid de loup.
Les gens sont bizarres ici. Ils ont un accent bizarre, des modes de vie bizarres, ils semblent heureux dans ce trou à rats. Je ne sais pas comment cela peut être possible. C'est navrant. Il ne se passe rien. Jamais. Il y a les amis, il y a la famille, heureusement. Cela ne m'explique pas comment ils sont heureux ici.
Moi, j'vivais toujours, des soirées parisiennes. J'avais mon speed quotidien, la course folle dès le matin, le métro, le bus, le boulot, l'appart' à nettoyer en rentrant, le repas, la douche... Et une bonne nuit de sommeil. Ici le réveil sonne et je glisse doucement de mon lit au petit déjeuner, du petit déjeuner à la douche. Puis à mes cours. Encore et toujours. Chaque jour pareil, chaque jour le même train-train. J'attends le midi avec impatience pour prendre connaissance du courrier. Puis l'après-midi passe entre cours et formalités administratives. J'ai mal. Je saigne encore. Ma rupture avec Paris n'a pas été digérée. Ou mal. Elle le sera sûrement bientôt.
Il va y avoir, enfin, du changement dans ce quotidien morose. Mon amour de futur pacsé est devenu Gendarme Mobile aujourd'hui. Il a réussi ses examens. Nous allons nous PACSER. Et habiter ensemble, enfin. Enfin mon manque sera comblé, enfin il sera présent au chaud dans le lit chaque soir à mes côtés. Enfin nous serons chez nous. Dans notre appartement, avec nos affaires. Rien qu'à nous. Notre petit nid d'amour. Nous avons demandé la région Lyonnaise. Une grande ville comme Lyon, un petit Paris, devrait m'aider dans le sevrage de la Parisian Attitude. Je serai chaque jour auprès de chéri, et nous allons adopter un poisson, je me sentirai moins seule lors des déplacements Outre-Mer.
Dans 3 semaines, je change de vie. On change de vie. Nous changeons de vie. Ma vie va désormais se conjuguer à la première personne du pluriel. Je suis heureuse. J'ai trouvé l'homme de ma vie, et nos projets vont se concrétiser. J'ai toujours un manque, au fond, bien au fond. Je ne me sens pas capable de retourner à Paris, pas pour le moment. Pour moi, Paris c'est chez moi, il est hors de question d'y aller en touriste.
Allez Maya, on met de côté et on investit dans l'immobilier ! Il le faut... J'en ai besoin. Avoir une propriété en région parisienne, c'est comme y être encore un peu chez soi. Je suis déprimante à mourir ce soir, mais heureuse. Pas contradictoire la fille. Je vais essayer de faire les yeux doux à Morphée, essayer de négocier quelques heures de sommeil. Je suis fatiguée.
Décidément, ma vie est plus que passionante !
par M_a_Y_a
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Ma vie est passionante !
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Les chapitres de ma vie
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